Les miracles de Lourdes: quand la science ne les explique pas

En cette année 2018, Lourdes fête ses 160 ans d’apparitions de la Vierge Marie à Bernadette. L’occasion de revenir sur les phénomènes de guérisons spontanée qui piquent la curiosité des scientifiques et attisent la méfiance des plus sceptiques.

Mais qu’est-ce qu’un miracle? Selon Patrick Sbalchiero, historien et auteur du « dictionnaire des miracles et de l’extraordinaire chrétiens »:

« La définition du mot a quelque peu varié au cours de l’histoire. Le miracle, du point de vue des croyants, est un signe de Dieu revêtu d’un prodige matériel, tangible, comme une guérison miraculeuse, des stigmates, etc. J’ajouterais qu’il s’agit d’un prodige dont aucune explication naturelle ne peut rendre compte. »

Le nombre de miracles s’élève aujourd’hui à 70. La dernière en date étant Sœur Bernadette Moriau, aujourd’hui âgée de 79 ans. Les faits remontent en 1966, quand la sœur ressent pour la première fois les signes d’une maladie affectant les racines rachidiennes des vertèbres lombaires et les racines sacrées. Autrement connue sous le nom de syndrome de la queue-de-cheval, la maladie l’oblige à subir diverses opérations, qui n’y changeront rien. Equipée d’un corset, d’attelles, et sous médicaments, elle se rend à Lourdes en juillet 2008, afin de récupérer la force pour supporter la souffrance qu’elle endure. En effet, elle raconte, lors de son témoignage en février 2018 :

« J’ai parfois été découragée, j’en avais assez de la souffrance, j’avais envie d’en finir, mais je n’ai jamais douté de Dieu présent à mes côtés. Je crois que ma vie était aussi féconde quand j’étais malade que maintenant ! « 

Elle n’y allait donc pas pour être soignée, persuadée de finir ses jours dans un fauteuil roulant. Cependant, elle est témoin une fois sur place d’une apparition et d’une forte chaleur intérieure, qui se reproduisent une fois rentrée chez elle. Sous l’impulsion de sa foi, elle se déleste de son matériel médical et stop aussitôt son traitement. Trois jours plus tard, elle part marcher avec sa sœur: elle était guérie.

Et la science dans tout ça ? Contrairement à ce que l’on pourrait croire, la science a bel et bien son mot à dire. C’est d’ailleurs l’une des raisons principales au faible taux de miracles de ces dernières années. En effet de puis 1947 le comité médical international de Lourdes existe. Une fois par an, ils se réunissent pour débattre sur les dossiers en cours, et valider ou non le miracle préalablement déposé au bureau des contestations médicales.

Avant qu’une guérison inexpliquée ne soit qualifiée de miracles, il y a un protocole scientifique à suivre. Les médecins, considèrent aujourd’hui qu’une guérison peut être un miracle lorsque:

  • Le diagnostic précis de la maladie dont souffrait la personne a, à un moment ou un autre été posé. Ce qui signifie que la maladie doit avoir été authentifiée.
  • La guérison doit être totale, sans période de convalescence et sans rechute.
  • Aucun médicament ou traitement est à l’origine de la guérison.

Au final, avec ces nombreux filtres , peu de dossiers obtiennent le statut de miracles. Il est également difficile de dire avec précision combien de miracles ont ainsi réellement eu lieu, en partie parce que le comité n’était pas le même avant, mais aussi parce que certains miraculés désirent rester dans l’anonymat.

Signée: Votre chère Léa

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