Solidement plantée entre le Massif Central et les Pyrénées, entre l’Atlantique et la Méditerranée, il existe une ville dont le nom sonne comme une musique familière à l’oreille de tous les Français: Carcassonne ! Je dois dire que j’ai un gros coup de coeur personnel pour cette cité assez incroyable que j’ai découverte enfant en colonie de vacances. Tout vous marque dès les premières heures que vous y passez : les remparts majestueux bien sûr, mais aussi les températures délicieusement chaudes (record de 41,9°C en 2003 !), qui n’ont d’égales que la chaleur de l’ambiance carcassonnaise ! Pour être clair, lorsque j’ai le plaisir de pouvoir faire un saut, en week-end ou pour des vacances, dans l’Aude, je ne fais pas seulement un saut dans le Sud mais un véritable voyage dans le temps. En effet, Carcassonne est tout de même avant tout un fragment exceptionnel de l’histoire de France, restauré par Viollet-le-Duc au XIXe siècle, à l’initiative de Prosper Mérimée (excusez du peu !) et d’érudits audois comme Jean-Pierre Cros-Mayrevieille qui dispose désormais de sa statue en ville. Résultat : Carcassonne a traversé les siècles pour être aujourd’hui classée au patrimoine mondial par l’UNESCO depuis 1997. Bref: elle mérite le détour, et en voici un petit tour tout personnel !

Un exploit architectural

52 tours, 2 enceintes concentriques qui représentent 3km de remparts : les chiffres sur la Cité médiévale donnent le tournis, ou plutôt ils illustrent bien le côté massif de cette forteresse exceptionnelle. Cette ville fortifiée, qui comptent encore des habitants, a toujours passionné les différents pouvoirs qui se sont succédés dans l’Histoire. Elle est située sur l’endroit exact où l’on a retrouvé les premières traces d’activité humaine dans la région, mais elle doit beaucoup aux Romains (dont son nom de “Carcaso”), puis a fasciné les Wisigoths, les Trencavel, les Croisés, les conquérants arabes, les rois de France, etc…Je suis toujours impressionné par la Basilique Saint-Nazaire (qui était originellement une cathédrale, d’ailleurs), par la beauté imposante du Château Comtal, et évidemment par les tours géantes de la Porte Narbonnaise ! On se sent vraiment tout petit, et à la fois presque comme parti à l’aventure, entre les pierres anciennes et puissantes de ces constructions, illustrations sublimes du génie médiéval. Evidemment, on adore flâner au gré des légendes: par exemple celle du grand puits, le plus large des 22 que comptait la Cité, qui raconte que les Wisigoths, terrifiés par l’arrivée d’Atilla, y ont dissimulé le trésor du Temple de Salomon. Je ne l’ai pas trouvé, personne d’autre non plus d’ailleurs ! Plus sérieusement, comment imaginer que cette fameuse cité était devenue un lieu de relégation, de saleté et de misère, en bordure de la prospérité de la nouvelle ville voisine, enrichie par la vente du vin et des draps ? C’est toute l’histoire de la renaissance de Carcassonne. 

Une renaissance exceptionnelle…par la Culture.

Si la Cité médiévale de Carcassonne a connu une seconde vie, une vraie renaissance, c’est qu’elle n’est pas simplement un musée de vieilles pierres: bien au contraire, j’ai toujours été ébloui par l’impression de bouillonnement culturel qu’elle dégage. Rien n’y est figé mais bien plutôt animé, en mouvement, agréable à vivre plutôt qu’à simplement observer. Quelques exemples ? Tous les étés, le célèbre Festival de la Cité, créé en 1957, accueillent des milliers d’amoureux d’arts vivants. Le théâtre est installé depuis 1908 dans l’ancien cloître de la basilique Saint Nazaire et offre de magnifiques soirées estivales…Les lices, ces espaces hors-du-commun situés entre les deux remparts, ont eux aussi changé de fonction à travers le temps : lorsque la Cité a commencé à décliner les habitations les plus pauvres y étaient installées, mais Viollet-le-Duc a fait le choix de la rénovation. Les lices accueillent désormais d’étonnants combats de chevalerie qui donnent des frissons de réalisme, comme dans les meilleurs films historiques ! Les films sont d’ailleurs un excellent exemple, eux aussi, de l’attractivité culturelle de la Cité médiévale de Carcassonne. Au gré d’une promenade sur les remparts ou à la Porte audoise, peut-être rencontrerez-vous un des nombreux tournages qui font de ce décor plus vrai que nature leur terre d’élection. Du Corniaud à Robin des Bois: prince des voleurs en passant par les Visiteurs, de nombreux blockbusters ont déjà été tournés en partie ici. Cela n’a, à mon avis, rien d’étonnant, tant se mêle sur ces remparts l’Histoire, l’imaginaire, la mémoire, la culture et un parfum de vacances. Peut-être ne croiserez-vous pas votre acteur préféré, mais simplement l’auteur de ces lignes car je sais d’ores et déjà que je retournerai à Carcassonne, dont la Cité est loin de m’avoir délivré tous ses secrets !  

J’ai fait, depuis que je suis haute comme trois pommes, tellement de randonnées que je ne pourrai aujourd’hui les compter. De tous niveaux et de toutes les altitudes, j’avais aujourd’hui envie de vous parler de mon excursion au Pic du midi, et plus précisément au lac d’Oncet.

Quelques infos pratiques avant de commencer…

Type d’itinéraire :Pédestre
Durée de la randonnée: environ 2h30
Niveau de difficulté : Facile, y compris pour les randonneurs du dimanche
Départ : Commune de Barèges
Altitude minimale : 1944 m.
Altitude maximale : 2254 m.
Informations complémentaires: présence de troupeaux.
Massif: Pyrénées

Vous avez globalement deux itinéraires pour y accéder. L’un classique et balisé, et l’autre non balisé et périlleux. Randonneuse consciencieuse j’ai bien évidemment emprunté le premier sentier. Vous pouvez partir de Barèges, ou du col du Toumalet. La descente depuis le col ne prend qu’une heure.

Une fois arrivés, vous pouvez continuer la randonnée et monter jusqu’au pic du midi. Vous aurez une de ces vues! Attention cependant à la période de l’année que vous choisissez pour effectuer cette randonnée. En effet en hiver la montée est coupée par la station de ski. Mais vous pouvez toujours vous équiper de vos raquettes et descendre au lac ! En été et pour les plus courageux, vous pourrez vous baigner. A savoir que le lac est bien bleu, et l’eau donne vraiment envie de faire trempette. Par contre il ne faut pas s’attendre à de fortes températures dans l’eau. Par beau temps, vous pourrez voir le pic du midi se refléter dans les eaux somptueuses du lac. Un spectacle à voir!

De plus, la zone peut vous réserver quelques surprises! En effet lors de mon retour, j’ai pu tomber nez à nez avec un troupeau de lamas. C’était une rencontre pour les moins… inattendue! Oh et si vous aimez l’astronomie et les sciences, sachez qu’il y a un obsversatoire astronomique qui étudie météorologie et astronomie.

Signé: Votre chère Léa

Le parc national des Pyrénées a été créé en 1967 par décret, afin de protéger les ressources qu’il abritait. On fêtait ainsi en 2017 ses 50 ans !!! Il est le plus ancien des dix parcs nationaux et également le plus fréquenté, avec 1.5 million de visiteurs chaque année. Le parc est constitué:

  • Des hautes Pryrénnées: pic de Néouvielle (dont la réserve naturelle a été intégrée au parc en 1968), pic du Balaïtous, les criques de Gavarnie, la muraille de Barroude et le massif du Vignemale
  • Des Pyrénées-Atlantiques: haute vallée d’Aspe, Pic du midi

Sans rentrer dans les détails , la superficie du parc est d’environ 460 km2 (soit 4.5 fois la superficie de Paris !). Et il y a aussi de nombreux lacs.

J’y ai personnellement passé de nombreuses journées en famille, et je dois dire que le paysage est juste M.A.G.N.I.F.I.Q.U.E . Mon tableau préféré demeurant le coucher de soleil sur les montagnes. A voir au moins une fois dans sa vie! Et puis si comme moi vous adorez la randonnée, vous ne serez pas en reste. Vallée, lac, cirques, il y en a pour tous les goûts et toutes les difficultés. Que vous soyez marcheur aguerri ou marcheur du dimanche vous y trouverez forcément votre compte.

Et puis il y a bien évidemment les animaux. Outre les Isards, une espèce de chèvre qui est le symbole du parc, vous pourrez voir de nombreux rapaces, des marmottes (trop mimies), des mammifères aquatiques, des insectes rares mais aussi des Lynx ou des ours bruns.

Bien évidemment, pour protéger la biodiversité du lieu, il existe une règlementation assez stricte. Outre les basiques comme ne pas faire un feu, ne pas chasser ni pêcher, ne pas laisser trainer ses déchets, les visiteurs n’ont pas le droit de promener leur chien même en laisse et il ne doivent ramasser ni faune ni flore.

Pour moi, c’est sans hésitation le plus beau parc de France, et c’est l’occasion de prendre un bon bol d’air frais au milieu de la nature, et pourquoi pas de repenser un peu à nos modes de vie sur-urbanisés…

-Votre chère Léa