Auteur : Léa

En cette année 2018, Lourdes fête ses 160 ans d’apparitions de la Vierge Marie à Bernadette. L’occasion de revenir sur les phénomènes de guérisons spontanée qui piquent la curiosité des scientifiques et attisent la méfiance des plus sceptiques.

Mais qu’est-ce qu’un miracle? Selon Patrick Sbalchiero, historien et auteur du « dictionnaire des miracles et de l’extraordinaire chrétiens »:

« La définition du mot a quelque peu varié au cours de l’histoire. Le miracle, du point de vue des croyants, est un signe de Dieu revêtu d’un prodige matériel, tangible, comme une guérison miraculeuse, des stigmates, etc. J’ajouterais qu’il s’agit d’un prodige dont aucune explication naturelle ne peut rendre compte. »

Le nombre de miracles s’élève aujourd’hui à 70. La dernière en date étant Sœur Bernadette Moriau, aujourd’hui âgée de 79 ans. Les faits remontent en 1966, quand la sœur ressent pour la première fois les signes d’une maladie affectant les racines rachidiennes des vertèbres lombaires et les racines sacrées. Autrement connue sous le nom de syndrome de la queue-de-cheval, la maladie l’oblige à subir diverses opérations, qui n’y changeront rien. Equipée d’un corset, d’attelles, et sous médicaments, elle se rend à Lourdes en juillet 2008, afin de récupérer la force pour supporter la souffrance qu’elle endure. En effet, elle raconte, lors de son témoignage en février 2018 :

« J’ai parfois été découragée, j’en avais assez de la souffrance, j’avais envie d’en finir, mais je n’ai jamais douté de Dieu présent à mes côtés. Je crois que ma vie était aussi féconde quand j’étais malade que maintenant ! « 

Elle n’y allait donc pas pour être soignée, persuadée de finir ses jours dans un fauteuil roulant. Cependant, elle est témoin une fois sur place d’une apparition et d’une forte chaleur intérieure, qui se reproduisent une fois rentrée chez elle. Sous l’impulsion de sa foi, elle se déleste de son matériel médical et stop aussitôt son traitement. Trois jours plus tard, elle part marcher avec sa sœur: elle était guérie.

Et la science dans tout ça ? Contrairement à ce que l’on pourrait croire, la science a bel et bien son mot à dire. C’est d’ailleurs l’une des raisons principales au faible taux de miracles de ces dernières années. En effet de puis 1947 le comité médical international de Lourdes existe. Une fois par an, ils se réunissent pour débattre sur les dossiers en cours, et valider ou non le miracle préalablement déposé au bureau des contestations médicales.

Avant qu’une guérison inexpliquée ne soit qualifiée de miracles, il y a un protocole scientifique à suivre. Les médecins, considèrent aujourd’hui qu’une guérison peut être un miracle lorsque:

  • Le diagnostic précis de la maladie dont souffrait la personne a, à un moment ou un autre été posé. Ce qui signifie que la maladie doit avoir été authentifiée.
  • La guérison doit être totale, sans période de convalescence et sans rechute.
  • Aucun médicament ou traitement est à l’origine de la guérison.

Au final, avec ces nombreux filtres , peu de dossiers obtiennent le statut de miracles. Il est également difficile de dire avec précision combien de miracles ont ainsi réellement eu lieu, en partie parce que le comité n’était pas le même avant, mais aussi parce que certains miraculés désirent rester dans l’anonymat.

Signée: Votre chère Léa

Du simple curieux au pèlerin venant exprimer sa foi, Lourdes propose à tous ses visiteurs de participer à la vie liturgique du site. Le chemin de foi, tel qu’il est appelé sur leur site internet, se découpe en plusieurs activités et découvertes clés: La confession, la grotte des apparitions, la veillée au flambeau, la procession eucharistique, la messe internationale et le bain au piscines. C’est sur le dernier élément que j’ai aujourd’hui décidé d’écrire.

Avant de commencer, je tenais à vous préciser que lorsque j’étais au collège, j’ai moi-même voyagé à Lourdes durant une semaine, avec mon professeur de catéchisme.  Ce qui rendra la narration d’autant plus personnelle, puisque je pourrai vous apporter mon ressenti ! Car oui, j’ai été dans les bains de Lourdes.

Pour recontextualiser, il faisait très chaud ce jour-là, et il n’y avait pas énormément de monde dans Lourdes, car on était hors période de vacances. On avait fait des activités sportives le matin, puisque l’un de nos accompagnants avait une passion pour le football. On rentre ainsi dans Lourdes, pour quelques heures, avant de se préparer pour assister à la grande messe du soir. Et on passe devant les bains. Notre professeur nous demande , en voyant que la file d’attente était très courte (ce qui est relativement rare) si ça en intéresse certains. Et la chaleur m’ayant un peu tapé sur la tête, j’ai dit oui.

Je commence donc à faire la queue, ce qui prend environ 20/30 minutes (imaginez en période d’affluence), et suis conduite vers une cabine pour me changer. Là, plus de place pour la pudeur, puisqu’on se change au milieu de toutes les autres femmes. On conserve uniquement le sous-vêtement du bas. Après une longue attente, on est conduit dans le bain, on finit de se dévêtir, et on est recouvert d’un drap blanc. Les bénévoles qui vous attendent vous demandent quelle prière vous souhaitez réciter, et une fois la prière faite, vous demandent d’entrer dans le bain et vous plonge, sauf la tête dans l’eau glacée. Car oui, l’eau est juste glacée. Vous repartez ensuite vers la cabine pour vous rhabiller, sans vous sécher, et vous pouvez sortir. Bien que j’ai oublié nombre de souvenirs, puisque ça remonte quand même à une dizaine d’années, je me souviens avoir été traumatisée par la nudité, étant de naturel très pudique. Cependant, je dois admettre que le protocole est impressionnant, et que cette immersion, que l’on soit croyant ou non, fait quelque chose. Vous en ressortez … changé et chamboulé.

Cela n’en demeure pas moins une expérience à vivre, surtout pour les croyants, qui auront certainement vécu une expérience encore plus émouvante et éprouvante que la mienne.

Signée: Votre chère Léa.

J’ai fait, depuis que je suis haute comme trois pommes, tellement de randonnées que je ne pourrai aujourd’hui les compter. De tous niveaux et de toutes les altitudes, j’avais aujourd’hui envie de vous parler de mon excursion au Pic du midi, et plus précisément au lac d’Oncet.

Quelques infos pratiques avant de commencer…

Type d’itinéraire :Pédestre
Durée de la randonnée: environ 2h30
Niveau de difficulté : Facile, y compris pour les randonneurs du dimanche
Départ : Commune de Barèges
Altitude minimale : 1944 m.
Altitude maximale : 2254 m.
Informations complémentaires: présence de troupeaux.
Massif: Pyrénées

Vous avez globalement deux itinéraires pour y accéder. L’un classique et balisé, et l’autre non balisé et périlleux. Randonneuse consciencieuse j’ai bien évidemment emprunté le premier sentier. Vous pouvez partir de Barèges, ou du col du Toumalet. La descente depuis le col ne prend qu’une heure.

Une fois arrivés, vous pouvez continuer la randonnée et monter jusqu’au pic du midi. Vous aurez une de ces vues! Attention cependant à la période de l’année que vous choisissez pour effectuer cette randonnée. En effet en hiver la montée est coupée par la station de ski. Mais vous pouvez toujours vous équiper de vos raquettes et descendre au lac ! En été et pour les plus courageux, vous pourrez vous baigner. A savoir que le lac est bien bleu, et l’eau donne vraiment envie de faire trempette. Par contre il ne faut pas s’attendre à de fortes températures dans l’eau. Par beau temps, vous pourrez voir le pic du midi se refléter dans les eaux somptueuses du lac. Un spectacle à voir!

De plus, la zone peut vous réserver quelques surprises! En effet lors de mon retour, j’ai pu tomber nez à nez avec un troupeau de lamas. C’était une rencontre pour les moins… inattendue! Oh et si vous aimez l’astronomie et les sciences, sachez qu’il y a un obsversatoire astronomique qui étudie météorologie et astronomie.

Signé: Votre chère Léa

Vous pourriez me faire rester des heures entières à attendre à table le jour de Noël, si vous m’avez dit par avance qu’il y aurait du foie gras. Et de la bûche. Et ne me jugez pas, je pense que je ne suis pas la seule!

Le foie gras, c’est aussi et surtout la fierté de la France, l’un des mets qui nous caractérise. A ce propos, la loi française dit  » le foie gras fait partie du patrimoine culturel et gastronomique protégé en France. On entend par foie gras, le foie d’un canard ou d’une oie spécialement engraissés par gavage . » Il existe plusieurs types de foie gras: cru, mi-cuit ou cuit. Et il existe également plusieurs appellations, comme bloc de foie gras, mousse , foie gras entier etc.

Pour la petite histoire, la technique du gavage des oies – très souvent controversé et remise en question par diverses associations pour le bien-être animal- remonte à l’antiquité ! Il faut savoir que cette technique, est aujourd’hui contrôlée et maitrisée, et que les producteurs mettent un point d’honneur à ne pas blesser l’animal ou le mettre en situation d’inconfort. Au final, en faisant quelques recherches, je me suis rendue compte qu’on ne connaissait pas bien le processus, et qu’au criait à la maltraitance sans vraiment savoir la manière dont ça fonctionne. Si ça vous intéresse d’aller plus loin , voici qui devrait vous informer: http://elevage-gavage.fr/le-gavage/la-phase-de-gavage.

Aujourd’hui c’est majoritairement en Alsace et dans le sud-ouest que nous produisons du foie gras, et plus particulièrement dans le Gers.En Occitanie, il est vrai que nous avons tendance à consommer du foie gras pour toutes les occasions… même celles qui n’en sont pas. le plus drôle dans tout ça, c’est que l’OMS a déclaré que la consommation de nourriture provenant des oies et des canards rallongeait notre espérance de vie, grâce au acides gras poly-saturés. Le foie gras serait donc bon pour la santé… il ne fallait pas me le dire deux fois (gras?) !

 

 

Le pic Saint-Loup, le mont Saint-Clair, et le Pic Saint Guiral sont trois pics situés respectivement à Montpellier, Sète et à Alzon (dans les Cévènnes). De ces trois pics furent écrites maintes et maintes légendes. Car en effet, l’art de la légende se transmettant tout d’abord à l’oral, plusieurs versions furent ainsi créées au fil du temps. Mais j’ai choisi de vous présenter la plus courte, figurant dans le recueil « récits et contes populaires du Languedoc », collectée par Jacques Lacroix.

Au Moyen Age vivaient à St-Martin-de-Londres trois hommes riches amoureux d’une même femme : Loup, Guiral et Clair. Ayant avoué leur passion à la dame et cette dernière leur ayant répondu qu’elle épouserait le plus glorieux, tous les trois partirent à la guerre. Quelques années plus tard tous les trois revinrent couverts de gloire mais inutilement car la dame était morte pendant leur absence. Fous de chagrin, ils décidèrent d’un commun accord de vivre en ermites. Ils montèrent chacun sur l’un des trois pics formant un triangle autour du village. Chaque année à Noël, ils allumaient un grand feu que l’on voyait de la plaine et qui signalait leur présence. Un Noël, il n’y eut plus que deux brasiers, puis un seul, puis aucun : les trois ermites étaient morts. En hommage à leur courage on appela les pics par leurs noms. Celui sur lequel vivait Guiral s’est appelé Saint-Guiral, il est situé près du mont Aigoual. Celui sur lequel vivait Loup est devenu Saint-Loup, il se trouve à côté de Montpellier. Celui sur lequel vivait Clair est devenu Saint-Clair, c’est au pied de ce pic qu’est bâtie la ville de Sète.

 

Signé: Votre chère Léa.

Imaginez… Nous sommes au premier siècle de notre ère, Nemausus (actuelle Nîmes) se développe tellement qu’elle décide tout comme Rome, de se munir d’un aqueduc afin d’acheminer l’eau. En effet, outre les besoins en eau quotidien à vocation utilitaire, l’eau participe également à la vie religieuse, à la décoration, et à la médecine.

C’est au terme de 5 ans de travaux seulement que le pont du Gard était né. Pont-aqueduc Romain le plus haut du monde, seul pont antique à trois niveaux encore debout, prouesse de réalisation et de conservation, tant de titres honorifiques pour cet édifice impressionnant.

Mais devant un pont d’une telle ampleur, et sans les connaissances et les outils que nous avons aujourd’hui à notre disposition, il était commun de se demander comment une telle réalisation pouvait être l’œuvre des hommes. C’est ainsi que se sont construits bien des mythes et des légendes… comme celles du Lièvre du pont du Gard.

Si vous êtes du coin, vous avez forcément déjà entendu l’expression:  » Qui n’a pas vu le lièvre, n’a point vu le pont du Gard « . Il faut savoir que lors de la réalisation de monuments, édifices, ceux qui ont œuvré à les ériger laissent généralement des traces et gravures attestant de leur présence lors de la construction. Et le pont du Gard, loin d’être une exception est parsemé de gravures et traces en tout genre. L’une d’entre elle représente notamment un lièvre, aux allures grossières, sculpté côté aval en haut du troisième pilier du second pont. On y distingue non sans mal le cou, la tête , les oreilles et la petite queue.

 

 

La légende écrite la plus connue relative au lièvre du pont du Gard est celle de Frédéric Mistral, écrivain et lexicographe français de langue d’oc :

 

Le Pont du Gard, avec son triple rang d’arcades qui le chevauchent, là-haut, les unes sur les autres, est un des plus beaux ouvrages qu’il y ait au monde. Et pourtant on dit que le diable le bâtit en une seule nuit.

Voici l’histoire :

« Il y a …Qui sait combien de temps…la rivière le Gardon, qui est une des plus traîtres et rapides qu’il y ait, ne se passait qu’à gué. Les riverains décidèrent un jour d’y bâtir un pont. Mais le maître-maçon qui s’était chargé de l’entreprise n’en pouvait point venir à bout. Aussitôt qu’il avait posé ses arcades sur le fleuve, venait une gardonnade, et patatras !…le pont était par terre.

Un soir, sur tous les autres, que morne et tout seul, il regardait de la rive son travail effondré par la rage du Gardon, il cria désespéré :

-Cela fait trois fois que je recommence, maudite soit ma vie ! Il y aurait de quoi se donner au diable ! Et aussitôt, pan ! le diable en sa présence parut…-Si tu veux, lui dit Satan, moi je bâtirai ton pont, et je te réponds que, tant que le monde sera monde, jamais Gardon ne l’emportera…-Je veux bien dit le maçon. Et combien me feras-tu payer ?-Oh ! peu de choses : le premier qui passera sur le pont sera pour moi.
-Soit dit l’homme.

Et le diable tout aussitôt, à griffes et à cornes, arracha à la montagne des blocs de roche prodigieux et bâtit un colosse de pont comme on n’en avait jamais vu.

Cependant le maçon était allé chez sa femme pour lui conter le pacte qu’il avait fait avec Satanas.
-Le pont, dit-il, sera fini à la prime aube. Mais ce n’est pas tout, il faut qu’un pauvre malheureux se damne pour les autres…Qui voudra être celui-là ?
-Eh ! badaud, lui vint sa femme, tout à l’heure une chienne a chassé un levraut tout vivant. Prends ce levraut et, demain à pointe d’aube, lâche-le sur le pont.
-Tu as raison, répliqua l’homme.

Et il prend le levraut, retourne à l’endroit où le diable venait de bâtir son œuvre, et, comme l’angélus oscillait pour sonner, il lance la bête sur le pont. Le diable, qui était à l’affut à l’autre bout, reçoit vivement le lièvre dans son sac…Mais voyant que c’était un lièvre, il le saisit avec fureur, et l’emplâtra contre le pont ; et, comme l’angélus sonnait à ce moment, le mauvais esprit, en jetant mille imprécations, s’engloutit au fond du gouffre. Le lièvre depuis, se voit encore sur le pont. Et voilà pourquoi l’on dit que les femmes ont trompé le diable. »

Signé: Votre chère Léa.

Image de truffe découpée

En risotto, en omelette, ou encore râpée en salade, la truffe est un champignon OVNI qui sublime nos plats. Parfois appelée « l’or noir », ou le « diamant noir » elle pointe le bout de son nez de manière aléatoire. Il faut savoir que c’est une tradition chez nous d’aller à la cueillette de la truffe, et que nous ramassons en Occitanie 20 à 30% de la production nationale.

Il y a plusieurs manières d’aller à la chasse à la truffe, mais traditionnellement, elle se déroule avec l’aide d’un chien ou d’un cochon dressés spécialement pour l’occasion par le « caveur » ou « rabassier ». Bon à ma grande déception, la chasse à la truffe ne se fait pratiquement plus avec le cochon qui est légèrement moins discipliné qu’un chien. Moi qui me voyais déjà en train de tenir porcinet en laisse, c’est raté!

Seulement, même si le printemps a été humide, qu’il y a eu de l’orage pendant l’été, que les chênes ont bien été entretenus; il n’est pas sûr que les truffes montrent le bout de leur… truffe. (Oui, je m’essaye à l’humour à mes heures perdues). On peut aussi tenter de les récolter sur les noisetiers, les hêtres ou encore les charmes… Tant que le terrain est calcaire il y a toujours des chances.

Il est possible d’en trouver de tailles variables, mais elles mesurent généralement entre 5 et 10 centimètres même si la plus grosse jamais découverte pesait -tenez-vous bien- plus de 10 kilos. A savoir également que la truffe est en général considérée comme un produit de luxe, dont le gramme peut se vendre très cher et monter jusqu’à des centaines voire des milliers d’euros.

Bien évidemment cela dépend à la fois de l’espèce, du lieu de vente, et aussi du vendeur. Par exemple, selon la saison, vous pouvez acheter une truffe de 18 grammes pour 15 euros. Et comme le champignon est très parfumé, ça vous suffira largement pour vos petits plats.

Mais d’ailleurs, ça a quel gout, la truffe? La première fois que j’en ai vu, dans un bocal, j’étais encore petite. Et son odeur m’avait un peu traumatisée.  Le goût est tout aussi puissant qu’indescriptible, on sent bien que c’est un produit de la terre, qui ne laisse pas indifférent. En bref, la truffe, tu l’aimes ou tu la quittes.

Sur ce, je vous laisse et file me préparer un bon repas, puisqu’à l’heure où j’écris ces quelques lignes, il est midi passé et je commence à avoir l’estomac qui gargouille!

 

Signé: Votre chère Léa.

Le parc national des Pyrénées a été créé en 1967 par décret, afin de protéger les ressources qu’il abritait. On fêtait ainsi en 2017 ses 50 ans !!! Il est le plus ancien des dix parcs nationaux et également le plus fréquenté, avec 1.5 million de visiteurs chaque année. Le parc est constitué:

  • Des hautes Pryrénnées: pic de Néouvielle (dont la réserve naturelle a été intégrée au parc en 1968), pic du Balaïtous, les criques de Gavarnie, la muraille de Barroude et le massif du Vignemale
  • Des Pyrénées-Atlantiques: haute vallée d’Aspe, Pic du midi

Sans rentrer dans les détails , la superficie du parc est d’environ 460 km2 (soit 4.5 fois la superficie de Paris !). Et il y a aussi de nombreux lacs.

J’y ai personnellement passé de nombreuses journées en famille, et je dois dire que le paysage est juste M.A.G.N.I.F.I.Q.U.E . Mon tableau préféré demeurant le coucher de soleil sur les montagnes. A voir au moins une fois dans sa vie! Et puis si comme moi vous adorez la randonnée, vous ne serez pas en reste. Vallée, lac, cirques, il y en a pour tous les goûts et toutes les difficultés. Que vous soyez marcheur aguerri ou marcheur du dimanche vous y trouverez forcément votre compte.

Et puis il y a bien évidemment les animaux. Outre les Isards, une espèce de chèvre qui est le symbole du parc, vous pourrez voir de nombreux rapaces, des marmottes (trop mimies), des mammifères aquatiques, des insectes rares mais aussi des Lynx ou des ours bruns.

Bien évidemment, pour protéger la biodiversité du lieu, il existe une règlementation assez stricte. Outre les basiques comme ne pas faire un feu, ne pas chasser ni pêcher, ne pas laisser trainer ses déchets, les visiteurs n’ont pas le droit de promener leur chien même en laisse et il ne doivent ramasser ni faune ni flore.

Pour moi, c’est sans hésitation le plus beau parc de France, et c’est l’occasion de prendre un bon bol d’air frais au milieu de la nature, et pourquoi pas de repenser un peu à nos modes de vie sur-urbanisés…

-Votre chère Léa

Représentation de la bête du Gévaudan

Nous sommes le samedi 30 juin 1764, par une chaude journée d’été… Le soleil se couche tout doucement sur le petit village des Hubacs, dans la paroisse de  Saint-Etienne de Lugdarès en Vivarais. Jeanne Boulet, jeune fille de 14 ans, garde alors le troupeau de vache familial dans les pâturages, comme à son habitude.

Mais ce n’est que quelques heures plus tard, que des habitants du village retrouvent son corps dévoré et mutilé sous les crocs d’une bête féroce. Bien que les attaques de loup fussent courantes à l’époque, la taille et le caractère des blessures retrouvées sur le corps de la jeune fille semblaient … inhabituels. L’histoire raconte que des témoins ont assisté à l’agression de la jeune fille, et que la bête ne ressemblait pas à un simple loup. Ils racontent qu’elle avait de larges pattes aux grandes griffes, une grosse tête, une bande noire sur le dos et des flancs rougeâtres.

La pauvre Jeanne fut enterrée le 1er juillet 1764, soit le lendemain de son décès. Sur l’extrait du registre paroissial, on pouvait alors lire :

« L’an 1764 et le 1er juillet a été enterrée Jeanne Boulet sans sacrements ayant été tuée par la bête féroce présent Joseph Vigier Jean Reboul. ».

L’histoire aurait pu s’arrêter ici … mais le village et la région n’étaient pas au bout de leur peine. Car en effet, la « bête féroce » susmentionnée avait déjà sévit auparavant, sans que ce ne soit mentionné. Jeanne Boulet devint donc la première victime officielle de ce qui se fera appeler la « Bèstia de Gavaudan ».

Deux longs mois s’écoulent depuis le décès de Jeanne, qui avait ému le village. Les craintes et peurs concernant la manière dont la jeune fille s’était fait dévorer quittent peu à peu les esprits… jusqu’à ce 8 aout 1764. Un deuxième corps est retrouvé dévoré,  au hameau de Masméjean dans la paroisse de Puy-Laurent. Dès lors les agressions se multiplient, et la terreur gagne le cœur des paysans de la région, qui n’osent plus sortir le soir. Mais quelle était donc cette bête démoniaque ? Etait-ce un châtiment divin, un animal dressé pour tuer, ou un sérial killer sanguinaire ? Une chose était sûre, la chasse à la bête était ouverte.

Gravure colorée de la Bête du Gévaudan

L’offensive démarre le 15 septembre 1764, où troupes militaires et paysans volontaires, dirigés par le capitaine Duhamel, traquent ensemble le fléau meurtrier. On raconte qu’ils ne l’aperçurent jamais, mais que leur traque sans relâche délogea la bête de son territoire de chasse initial. Devant l’inefficacité des battues, et la peur grandissante des paysans, François Antoine est envoyé sur place par Louis XV. Le 21 septembre 1765, il abat un immense loup de la forêt des Chazes, et il exhibe fièrement sa dépouille, pensant avoir mis fin au règne de le bête du Gévaudan. La Gazette de France nationale ainsi que la cour se désintéressent alors de l’histoire, estimant que le sujet est clos.

Mais que nenni ! Le 7 octobre 1765, le corps sans tête d’une jeune fille retrouvé au village d’Apcher sème l’effroi et le désarroi dans la paroisse de Prunières. Huit jours plus tard, les chasseurs prennent enfin le monstre sur le fait, essayant d’attaquer un jeune vacher, protégé par ses vaches. A deux reprises les chasseurs tirent sur l’animal, qui se relève et parvient à s’échapper. La bête serait-elle immortelle ?

C’est finalement le 19 juin 1767, après près de 125 attaques, que la bête est tuée par Jean Chastel. En effet plus aucune attaque n’a été rapportée passée cette date.

Au final, bien que la bête du Gévaudan n’ait pas été le seul animal en France à avoir semé la terreur –on se souvient notamment de la bête d’Evreux, du Cézailler ou encore de Brive- l’épisode désormais élucidé (et oui !) a pris une ampleur telle qu’il a marqué l’histoire. En effet, ces faits ont prouvé que premièrement, malgré le siècle des lumières dans lequel ils ont pris place, l’obscurantisme religieux et les superstitions démoniaques avaient encore un grand impact sur la pensée collective. La dépouille de l’animal a notamment été étudiée et les conclusions sont pour les moins… surprenantes. Le terrible animal ne serait autre qu’un Chien mâtin, un animal mi- chien/mi- loup, dressé pour tuer. Et j’ai bien dit dressé. Car rappelez-vous des faits : des corps ont été retrouvés décapités, et parfois même sans vêtements. Et ce n’est pas un animal qui aurait pu faire ça. De plus les victimes sont très généralement des jeunes filles, des cibles faciles pour un animal… mais surtout pour un homme.

L’histoire, finalement plus glauque et moins mythique a notamment évoqué la théorie que Jean Chastel serait un sérial Killer qui aurait profité de la psychose générale liées aux attaques de loups et de son chien dressé pour commettre des agressions sexuelles sur les jeunes filles, avant de les tuer et de les décapiter…